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  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 6 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Souvent, elle pensait à tout ce qu’elle avait… La liberté, le confort, le bien-être… A la chaleur de son foyer et au bonheur dans lequel elle nageait, quand d’autres se noyaient sous ses yeux… Souvent, elle culpabilisait, puis évitait d’y penser… Elle espérait un monde meilleur, sans trop savoir quoi faire pour y participer, sinon crier sa révolte, ses peurs et son dégoût… Enfoui quelque part en elle, demeurait la crainte de perdre ce que des ancêtres courageux lui avaient permis d’obtenir, souvent au péril de leur vie : l’égalité, l’émancipation, la liberté de penser, de dire et d’agir. La liberté d’aimer, d’apprendre et de créer… Dans le secret de ses nuits, toutes ces pensées déformaient son visage en un cri qui lui rappelait le terrifiant chef d’œuvre de Munch, comme si ses peurs venaient dégouliner sur son visage…

Lucie Lith, 2015




 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 6 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Raconte-moi la belle histoire

Celle à laquelle on voudrait croire

Qui à défaut de se finir

S'éternise en charmants sourires


Raconte-moi la belle histoire

Comme dans le grand film du soir

Et dis-moi qu'on se reverra

Et dis-moi qu'on se quittera pas


Raconte-moi la belle histoire

Qu'on retiendra comme un espoir

Promets-moi qu'on laissera une trace

Dans cette vie où tout s'efface


Raconte-moi la belle histoire

Laisse-moi entrer dans ta mémoire

Et te couvrir d'amour toujours

Et te chérir oh mon amour


Lucie Lith, 2014


 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 4 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Ne leur demandez pas comment cela était arrivé, ils l’ignoraient. Ils s’étaient plu au premier regard, ils s’étaient reconnus au premier mot. Une évidence, une fatalité. Deux accidents qui attendaient de se produire. Cela leur était tombé dessus comme une météorite, un morceau d’étoile décroché du ciel embrasant tout sur son passage et modifiant le paysage. Une émotion frénétique, un étourdissant bouleversement, une nouvelle vision du monde.

Ils ne le savaient pas mais ils se connaissaient depuis toujours. Ils s’appartenaient l’un à l’autre sans même le soupçonner. Il avait suffi d’un contact pour que leurs âmes se réveillent. Sur un signal invisible, sur un appel subliminal. Une rencontre inattendue, un hasard. Un inévitable rendez-vous. D’abord, elles s’étaient observées un peu interdites, étonnées, subjuguées, pas tout à fait certaines mais déjà aimantées. Elles s’étaient dévisagées avant de s’envisager. Puis, très vite, elles s’étaient appelées, allant jusqu’à hurler pour pouvoir se rejoindre. Meurtrissant la chair, vrillant le cœur et déchirant le ventre. Une guerre…


Il y avait le noir et la couleur. La peinture et l’écriture. Il y avait cette force qui pousse les êtres au-delà d’eux-mêmes et aux frontières de la folie. Cette douce violence qui les emporte jusqu’aux falaises du Monténégro. Le déferlement de l’amour. Un genou gravé, deux cœurs tatoués. Des corps enfiévrés, engloutis par le désir. Il y avait la peau, il y avait les mots, il y avait le cœur. Une parfaite osmose. Leurs âmes fusionnées, leurs êtres interchangeables. Et l’urgence de s’aimer. Une passion lumineuse.


Ne leur demandez pas comment cela était arrivé, ni comment cela finirait. Ils se sentaient liés pour l’éternité.


Lucie Lith, 2014






 
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