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  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 2 janv. 2023
  • 2 min de lecture

T’as jamais rêvé d’avoir des supers-pouvoirs

Pouvoir trafiquer le monde

Tout changer comme un gamin

Qui fait un voeu

Utiliser ton regard

Pour désamorcer les bombes

Et d’un geste de la main

Faire comme tu veux


Stopper le temps dans un claquement de doigts

D’un mouvement tout rembobiner

Replanter les forêts et leurs milliers d’arbres

Pour au final faire pousser les billets


Tu voudrais pas toi trouver le moyen magique

Qui t’fasse marcher dans le ciel

Voyager comme dans un rêve

Sans faire de vœu

Résoudre la grande énigme

Pour devenir immortel

Décider du jour qui s’lève

Faire comme tu veux


Stopper le temps dans un claquement de doigts

D’un mouvement tout rembobiner

Replanter les forêts et leurs milliers d’arbres

Pour au final faire pousser les billets


D’un tout petit pas, d’un seul, balayer ces putains de frontières

Et voler comme un oiseau, réentendre la voix de mon père

Colorier les nuages, décider de mon âge

Pour de vrai décrocher les étoiles et la lune

Lire tes pensées, devenir invisible, effacer nos rancunes


J’ai toujours rêvé d’avoir des supers-pouvoirs

Pouvoir transformer le monde

Tout changer comme un gamin

Qui fait un voeu

Utiliser mon regard

Pour désamorcer les bombes

Et d’un geste de la main

Faire comme je veux


Stopper le temps dans un claquement de doigts

D’un mouvement tout rembobiner

Replanter les forêts et leurs milliers d’arbres

Pour au final faire pousser les billets


Alimenter l’humanité, sans un bruit me téléporter

Rencontrer le diable et ses démons pour enfin les buter

Te guérir en touchant ton bras, sur un oui éteindre un feu

Commander la pluie pour minuit comme si c’était un jeu

Et arrêter les balles simplement avec mes poignets

Respirer sous l’eau, voir la nuit, les murs traverser


T’as jamais rêvé d’avoir des supers-pouvoirs

Pouvoir trafiquer le monde

Tout changer comme un gamin

Qui fait un voeu

Utiliser ton regard

Pour désamorcer les bombes

Et d’un geste de la main

Faire comme tu veux


Stopper le temps dans un claquement de doigts

D’un mouvement tout rembobiner

Replanter les forêts et leurs milliers d’arbres

Pour au final faire pousser les billets

Comme dans un jour d’anniversaire, bougie soufflée je murmure tous mes vœux

Un jour, j’irai en plein Paris les écrire sur les murs

Un jour, j’irai en plein Paris les écrire sur les murs


Lucie Lith, 2022


Image par Joe de Pixabay



 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 2 janv. 2023
  • 1 min de lecture

Chaque mot, chaque caresse

Nos deux noms à la même adresse

Mes mains sur toi, tous mes je t’aime

Ne seront jamais q’un poème

C’était réel, j’ai pas menti

Ce qu’on a vécu reste écrit

Je pars mais chacune de nos traces

Resteront là, rien ne s’efface

Pourquoi chercher à démentir

Pourquoi vouloir tout démolir

Le passé ne se renie pas

L’amour sincère ça ne se tue pas

Ce n’était pas une illusion

Pas non plus une contrefaçon

Faut pas pleurer ni vouloir oublier

C’était vrai


Ce qu’on a fait, qu’on s’est promis

Ne disparait pas dans la nuit

Quoi que t’en dises je suis fidèle

Il n’y avait rien d’artificiel

C’était réel, t’as pas rêvé

Chaque baiser a existé

On reprend pas les bouts de vie

Qu’on a donné, ça reste acquis

Pourquoi essayer de nier

Pourquoi tenter de tout gâcher

Se séparer n’est pas gommer

Tout ce qui a un jour compté

On ne rature jamais les pages

Des beaux livres, c’est un héritage

Faut pas pleurer ni vouloir oublier

C’était vrai

Je pars mais ne quitte pas

Le souvenir de cette vie-là

Je te quitte mais n’abandonne pas

Ce passé qui nous marquera

Il restera ces rides creusées

En dix ans de vie à s’aimer

Autant de preuves perceptibles

De cicatrices indélébiles

Qui viendront sans bruit dessiner

Nos existences cabossées

Et si je laisse là nos étreintes

J’emporte avec moi ton empreinte

Ce que je suis je te le dois

Je sais tu garderas un peu de moi

Alors, non, ne pleure pas, n’essaie pas d’oublier

Car c’était vrai


Lucie Lith, 2022


Image par Ri Butov de Pixabay

 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 2 janv. 2023
  • 1 min de lecture

Ça passera

Les coups de mous comme les plus durs

Nos gros chagrins et nos blessures

Le bruit du train le dimanche soir

Tes yeux mouillés par le cafard


Ça passera

Nos coups de sang pour des retards

Le goût amer du café froid

Nos pas pressés, nos grandes questions

Le trac de ta présentation

Ça passera tu sais

Au fond y’a rien à redouter

Tu sais ça passera

Ces choses-là ne restent pas

Ça passera

Tes certitudes, comme les miennes

Tes cheveux blonds, mes seins qui tiennent

Nos engueulades sur des détails

Tes pectoraux, mon tour de taille

Ça passera

Nos baisers volés sous le fard

Le désir fou dans nos regards

De voix, de rire, tous nos éclats

Et ceux des diamants à mes doigts

Ça passera tu sais

Même quand on rêve d’éternité

Tu sais ça passera

Ces choses-là ne restent pas

Ça passera

Ta belle voiture et ton cigare

Mes talons hauts, tous ces regards

La flat TV, le canapé

Même ma phobie de tout ranger

Ça passera

Tes soirées VIP, tes beaux smokings

Ces faux-amis qui te sourient

Ta collection d’Art et de montres

Tes followers qui likent en nombre

Ça passera tu sais

C’est pas la peine d’en rajouter

Tu sais ça passera

Ces choses-là ne restent pas

Ça passera

Ça passera comme c’est venu

Tout partira, sans qu’t’aies rien vu

Ne restera que l’essentiel

Nos âmes seules face au miroir

Ne resteront que nos regards

Et puis toujours le coeur qui bat

Ça passera tu sais

C’est pas la peine de t’inquiéter

Tu sais ça passera

Y’a que l’amour qui s'en va pas


Lucie Lith, 2022


Photo de Aron Visuals sur Unsplash

 
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