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  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 23 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Des bougies posées sur une table

Et des flammes qui dansent

Des dizaines de personnes affables

Et deux âmes face-à-face

Pourquoi pas ?


Des vies qui se dévoilent, se racontent

Isolées de ce monde

Des regards qui se croisent et qui comptent

Retiennent les secondes

Pourquoi pas ?


Ca pourrait être anodin

Une banalité

Ou le début d’un chemin


Des sourires empruntés qui trahissent

Le désir de séduire

Des gestes spontanés qui s’immiscent

Au lieu de retenir

Pourquoi pas ?


Deux jeunes êtres absorbés l’un par l’autre

Et besoin de personne

Deux cœurs en confession l’un pour l’autre

Même si minuit sonne

Pourquoi pas ?

Ca pourrait être anodin

Une banalité

Ou le début d’un chemin

Vers l’éternité


L’envie de figer le temps, s’arrêter

Oublier que la soirée s’achève

Suspendre la nuit si l’on pouvait

Et rester accroché à ses lèvres


Des tas d’hommes et de femmes chaque jour

Quelque part sur la terre

Sans le savoir se parlent d’amour

En tâchant de se plaire

Pourquoi pas ?

Puis un matin à deux se réveillent

Se sourient et s’enlacent

Repensent à la soirée de la veille

A deux âmes face-à-face

Pourquoi pas ?


Ca pourrait être anodin

Une banalité

Ou le début d’un chemin

Vers l’éternité

Pourquoi pas ?


Lucie Lith, 2004


Photo de freestocks sur Unsplash

 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 23 déc. 2022
  • 1 min de lecture

J’ai marché sur un fil

Cherchant mon équilibre

Durant de longs mois

J’ai voulu

Que le bonheur défile

Ca tenait à un fil

De trouver l’équilibre

Sans tomber en bas

Et j’ai cru

Qu’tu suivais mon profil


Et soudain

Mes jambes ont fléchi, plus rien à faire

Alors j’ai compris, terrible affaire

Que l’histoire s’étirait fil à fil

Quand je voulais que rien ne s’effile


J’ai marché sur un fil

J’ai tenu l’équilibre

Durant de longs mois

J’ai voulu

Que le bonheur défile

Mais j’ai perdu l’équilibre

Marchant à contre-fil

Sans me retenir

Tu m’as vu

Tirer le dernier fil


Oui soudain

Mes jambes ont fléchi, plus rien à faire

Alors j’ai compris, terrible affaire

Qu’il valait mieux que je me défile

Peur que la rancœur ne se faufile


J’ai marché sur un fil

Eperdue d’équilibre

Durant de longs mois

J’ai voulu

Que le bonheur défile

Mais t’as perdu le fil

Sans donner d’équilibre

M’as laissée en bas

Et j’ai vu

Casser le dernier fil


Lucie Lith, 2005


Image par Ralf Gervink de Pixabay

 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 23 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Voilà tout commence

J’ai mis ma robe blanche

Et marche un peu tremblante

Agrippée à la manche

Du costume de mon père

Pas peu fier


Voilà tout commence

Dire que j’en ai rêvé

Passer devant l’curé

Jamais j’aurais pensé

Me retrouver

Aussi stressée

Car tout commence


Je m’entends dire oui

Tu deviens mon mari

Personne pour contredire

Nos superbes sourires


Voilà tout commence

Nos mains qui se resserrent

Sur nos anneaux gravés

Les larmes de nos mères

Nous sommes passés

De l’autre côté


Voilà tout commence

Un serment qui nous lie

Une promesse pour la vie

Bientôt la première danse

J’aimerais qu’elle soit intense

Qu’elle balance

Car tout commence


Laisse envoler tes peurs

T’as écouté ton cœur

Si tu m’as épousée

Jamais j’t’enfermerai

Fais-moi valser encore

Que s’emballent nos corps

Laissons-nous emporter

A jamais nous aimer

Nous aimer

Car tout commence


Lucie Lith, 2005


 
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