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  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 23 déc. 2022
  • 1 min de lecture

C’est dans un voyage stellaire

A des milliers d’années-lumières

Que j’aimerais bien t’emmener

L’infini pouvoir te montrer

Un peu en dehors du réel

Encore imprégnés de sommeil

Pour flotter en apesanteur

Oublier que défilent les heures


Allez laisse-moi simplement

Te montrer l’univers

Allez pour un court instant

Consteller dans les airs

Viens prends ma main qui attend

De nous sortir de terre

Allez laisse-moi simplement

Te nourrir de poussières…

D’étoile !


Perdus dans une nébuleuse

Inondés d’une pluie vaporeuse

Nous flotterions un peu distraits

Comme deux satellites égarés

Au détour d’une belle planète

Croiser la queue d’une comète

Et sur l’anneau d’un astre éteint

Rebondir comme de vieux pantins


Allez laisse-moi simplement

Te montrer l’univers

Allez pour un court instant

Consteller dans les airs

Viens prends ma main qui attend

De nous sortir de terre

Allez laisse-moi simplement

Te nourrir de poussières…

D’étoile !


Nous donner l’impulsion

Sans cesse en expansion

Nous cacher tout au fond

De trous noirs effrayants


Et graviter autour

Du soleil mon amour

Se frotter aux contours

De Vénus ou Mercure


Allez laisse-moi simplement

Te montrer l’univers

Allez pour un court instant

Consteller dans les airs

Viens prends ma main qui attend

De nous sortir de terre

Allez laisse-moi simplement

Te nourrir de poussières…


Allez dans la galaxie

Viens cruncher quelques étoiles

Allez s’il te plaît dit oui

Que nous puissions mettre les voiles

Allez laisse-nous simplement

Nous goinfrer de ces poussières

S’enfoncer dans le Néant

Avant de passer sous terre


Lucie Lith, 2003


Photo de Jeremy Thomas sur Unsplash

 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 23 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Un vieil électrophone et son plateau tournant

M’attendent déjà armés d’un vinyle brillant

J’hésite puis actionne le bras pivotant

Perçois les grésillements, un peu nerveuse attends


L’aiguille de saphir traverse les sillons

Pour laisser s’évader, voler les premiers sons

33 tours par minute se fait la rotation

La mélodie démarre, à ma vie donne le ton


Quelques plages sur un disque

Des chansons inédites

Les années se délitent

Comme des notes de musique

33 grands tours de piste

Avant la fin du disque

33 p’tits tours seulement

Qui passent et puis s’en vont


C’est mon histoire qui se lit dans ses mélodies

Tristes ou bien enjoués, les refrains chantent ma vie

Au rythme des compilations qu’on me dédit

Je tourne, danse, m’épuise, je suis une toupie


Quelques plages sur un disque

Des chansons inédites

Les années se délitent

Comme des notes de musique

33 grands tours de piste

Avant la fin du disque

33 p’tits tours seulement

Qui passent et puis s’en vont

Et un beau jour la tête de lecture oscille

Sur le dernier sillon, voilà que ça grésille

Ma vie gravée sur une plaque de vinyle

S’arrête en bout de piste, peut-être sur une idylle


Quelques plages sur un disque

Un son analogique

Quelques moments magiques

Comme des notes de musique

Un jour la fin du disque

Voici le numérique

Je tire ma révérence

Laisse ma place en silence


33 p’tits tours de piste

J’ai fini mon concert

Soudain je manque d’air

Plus une note de musique

J’aimerais pour un rappel

Jouer un p’tit 45

Mon succès éternel

Avant de quitter la scène

33 p’tits tours de piste

Comme des notes de musique

33 p’tits tours seulement

Qui passent et puis s’en vont


Lucie Lith, 2003


 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 23 déc. 2022
  • 1 min de lecture

La lune descend à demi-pas

La nuit m’enveloppe en demi-teinte

Je te regarde, devine ta plainte

Et demi-sûre je sais déjà

Quel demi-ton tu vas user

Quelle première note utiliser

À demi


Tu dévisages le plancher

Quand ta voix demi-claire immisce

Les demi-mots qui démolissent

Mes certitudes immodérées

Tout ce qu’à deux on a construit

La demi-vie qu’on a bâtie

À demi


À demi-sons tu démissionnes

À demi-nu me démunis

Sans demi-mesure tu t’enfuis

Et détaché tu m’abandonnes

À mes sanglots démesurés

À ma demi-mort annoncée

À demi


À demi-gestes je mobilise

Les dernières forces qui me soutiennent

Cherchant à démêler la peine

Dans laquelle sans bruit je m’enlise


À demi


Quand à demi ta voix me blesse

Et déjà me paraît si loin

Quand deux demis ne font plus un

Et que toute entière tu me laisses


Lucie Lith, 2002


Photo de Kelly Sikkema sur Unsplash

 
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