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  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 2 min de lecture

Un soir imprégné de confidences

Elle vint soudain briser le silence

Quand ses mots dégoulinants de sens

Dégagèrent une étrange puissance

Sa voix pénétrée de sentiments

Enveloppa la nuit lentement

Son regard vissé sur le volant

Trahit l’ampleur de son égarement

Si tu savais

Comme je regrette ce que je n’ai pas fait

D’avoir laissé

Défiler ma vie sans la regarder

J’ai tant marché

Accablée du poids de mes préjugés

Je n’ai cessé

De chercher le bonheur qu’il me fallait

Et finalement

Je suis passée à côté


Si tu savais…

J’ai essayé

En m’échappant de combler le retard

Persuadée

De pouvoir trouver mieux, ne faire qu’y croire

Et à présent

Désormais, il est trop tard


A toujours croire que le meilleur est à venir

Ne profiter de rien, au final se détruire


Je t’en supplie

Ne commets pas les mêmes idioties

Et je t’en prie

Ne passe pas à côté de ta vie

D’une douce inflexion modérée

Son aveu monta pour me toucher

Quand sa pudeur soudain envolée

Laissa filtrer ses profonds regrets

Elle dit ne pas avoir regardé

Pas su voir tout ce qui l’entourait

Confessa ne pas s’être arrêtée

Et avoir toujours abandonné


Si j’avais su

Laisser une chance à ces inconnus

Si j’avais lu

Quelques secondes dans leurs regards émus

J’aurais su faire

La part des choses et les choix qu’il fallait

Au lieu de taire

Enterrer le bonheur qui s’annonçait

Car au final

Je suis passée à côté


Si j’avais su…

J’aurais compris

Qu’il faut savoir cesser de réfléchir

Car dans la vie

En arrière on ne peut pas revenir

Je t’en supplie

Ne commets pas mes erreurs


A se persuader d’avancer mais attendre

Convaincu de tout consommer mais ne rien prendre


Je t’en supplie

Ne loupe pas le virage

On n’a qu’une vie

Ne rature pas les pages

Car un beau jour

Tu te retrouveras comme moi éreintée

Fatiguée, te retourneras pour regretter

D’être passée à côté

De ta vie sans regarder


Lucie Lith, 2002


 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Laisse-moi de magie, m’enivrer, m’étourdir

Quand nos regards émus se comprennent et chavirent

Que nos gestes pudiques trahissent nos désirs

Que nos mots ambigus s’emballent dans un rire


Juste un peu de magie

Un trésor d’alchimie

Sans chercher à comprendre

Mais simplement pour prendre

Cet instant de saveur

Le temps de quelques heures


Accorde-moi cet unique moment de tendresse

Quand nos mains libérées bousculent nos caresses

Que nos bouches se répandent en baisers et ne cessent

D’abreuver de soupirs nos murmures qui se pressent


Juste un peu de tendresse

Un océan d’ivresse

Jusqu’au jour qui se lève

Avant que ne s’achève

L’harmonie de nos corps

Ce délicieux accord


Laisse-moi savourer les ultimes secondes

Celles où tu t’abandonnes en nous coupant du monde

En fuyant mon regard quand nos plaisirs se fondent

Resserrant ton étreinte que la chaleur inonde


Juste un peu d’abandon

Nos êtres en suspension

Consacrés à nos gestes

Qui effacent le reste

Quand nos pensées, les nôtres

Oublient tout et les autres


Il suffit d’enfermer en nous ce souvenir

Qu’à jamais ce secret puisse nous appartenir

Qu’il colore cette nuit blanche passée à écrire

Quelques lignes d’amour que nous pourrons relire

Juste le souvenir

Pour pouvoir revenir

Sur l’odeur de ta peau

Ta chaleur et tes mots

Pour pouvoir conserver

Ce moment dérobé


Lucie Lith, 2002


 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Quelle est l’ardeur qui me dévore

Un feu attise mon désir

Les frissons traversent mon corps

Et je ne peux les contenir


Quelle est donc cette maladie

Qui se propage lentement

Quand soudain je perds l’appétit

Et avec mon entendement

C’est tel un maléfice

Comme un sort jeté à mon âme

Quand ton image se glisse

Et toute ma raison entame

Ensorcelée…


Lorsque mon souffle saccadé

Répand mon air que tu habites

Trahissant mon cœur oppressé

Bien au-delà de mes limites

Je me retourne et te respire

Tu es dans l’ombre de mes nuits

Tu me fascines et tu m’attires

Pour mieux hanter toute ma vie

Ce n’est qu’un sortilège

Je ne suis qu’une figurine

Plus rien ne me protège

Jusqu’où veux-tu que je m’incline

Ensorcelée…

Il me faut trouver le moyen

De te chasser de mon esprit

Me libérer de l’envoûtement

Ne pas sombrer dans la folie


Quand ensorcelée tu me tiens

Et me fait perdre l’équilibre

Quand toute entière je t’appartiens

Pour ne plus jamais être libre

Ce n’est qu’un mauvais sort

Jeté par la fatalité

Un charme du dehors

Qui est venu me posséder

Ensorcelée…


Ce n’est que le démon

De ton absence à délivrer

Quand pour un abandon

Je me résous à te quitter


Exorcisée…


Lucie Lith, 2002


Photo de Aron Visuals sur Unsplash

 
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