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  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Je ne saurais vous expliquer

Par quel miracle elle y parvient

Comment elle peut se déployer

Irradier l’espace qu’est le mien

Elle possède un secret précieux

Celui qui me fait chavirer

Quand sa beauté devant mes yeux

Se met soudain à rayonner


C’est comme un éventail

Qui se déplie pour diffuser

L’harmonie

Comme un éventail

A la beauté recroquevillée

Dans ses plis


Lentement l’écran se découvre

En cadence il bat la mesure

Tandis que peu à peu elle s’ouvre

Et m’éblouit dans un murmure

C’est comme un éventail

Qui brasse mon air pour remuer

Mon espace

Comme un éventail

Qui s’étend afin d’occuper

Toute la place

C’est comme un éventail

Qui illumine son image

Se libère

Comme un éventail

Un allogène qui propage

Sa lumière


Lucie Lith, 2002



 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Lorsque le temps se gâte et annonce l’orage

Lorsque l’humeur n’est pas aux saisons sans nuages

Je remonte mon col

Et observe le sol

Je modère mes sorties

Et recherche un abri


Les jours de pluie

Lorsque les gouttes inondent les contours de mon monde


Le soleil insolent dresse son bouclier

Mon sourire s’efface derrière la morosité

J’accélère mes pas

Et réfugie en moi

Les pensées qui menacent

Et toute mon angoisse

Les jours de pluie

Lorsque les gouttes inondent les contours de mon monde


Les jours de pluie

Ceux qui laissent couler les gouttes sur mes joues

Ceux qui ne laissent entrevoir qu’un ciel ombragé

Quand le torrent dévale en dévastant mon tout

Que le chagrin m’emballe dans sa course effrénée


J’ignore ce qui m’entoure et le flou m’envahit

Je tâte le terrain en cherchant un appui

Je m’isole sans bruit

Et descend dans la nuit

Espérant y trouver

La lumière du passé


Les jours de pluie

Je m’abrite du monde et les larmes m’inondent


Les jours de pluie

Ceux qui laissent couler les gouttes sur mes joues

Ceux qui ne laissent entrevoir qu’un ciel ombragé

Quand le torrent dévale en dévastant mon tout

Que le chagrin m’emballe dans sa course effrénée


Il faut que passe mon orage

Que se dissipent mes nuages


Lucie Lith, 2002


Image par Pexels de Pixabay

 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 23 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Le nez collé à la vitrine

Il regarde les avions voler

Son inquiétude se devine

Sous les vapeurs de son café

Il vérifie l’heure de sa montre

Tourne la tête vers l’entrée

Va-t-elle venir à sa rencontre ?

Il ne cesse de se demander


Un jour ordinaire d’aéroport…


Les portes s’ouvrent et se referment

Sur des voyageurs inconnus

Ces belles révérences renferment

Espoir et doutes en continu


C’est un jour ordinaire d’aéroport

Un jour banal

Ca pourrait être davantage encore

Un beau final


Il contemple sa tasse vide

S’empare de sucres emballés

Les fait rouler un peu livide

Les jettent comme on lance des dés

Espérant calmer son angoisse

Il sourit devant ces images

Et cherche dans l’harmonie des faces

Les prédictions de ce voyage


Un jour ordinaire d’aéroport…


Puis c’est une voix monocorde

Qui à la raison le ramène

L’espace se noircit d’une horde

De passagers qui se démènent


C’est un jour ordinaire d’aéroport

Un jour banal

Ca pourrait être davantage encore

Un beau final


La file d’attente a disparu

L’hôtesse consulte son cahier

Il se lève un peu abattu

Sur le comptoir pose son billet

Il se retourne une dernière fois

En direction du hall d’entrée

Parcourt l’espace mais ne voit

Toujours pas celle qu’il attendait


Un jour ordinaire d’aéroport…


Quand soudain son regard se fige

Sur l’énorme façade vitrée

Il l’aperçoit, sourire oblige

Devant les portes transpercées

C’est un jour ordinaire d’aéroport

Un jour banal

C’est devenu bien davantage encore

Un beau final


Lucie Lith, 2004


Photo de Marco López sur Unsplash

 
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