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  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 2 min de lecture

Par un beau matin d’août je m’éveille à la vie

Penché sur mon berceau, tendrement tu souris

Tu approches ta main, je reconnais ta voix

Et sans savoir comment je m’agrippe à ton doigt


Tous les matins tu pars quand le soleil s’éveille

Je t’entends de mon lit, imbibée de sommeil

Je sais que tu travailles et te donnes de la peine

Je le sens à ta main que je serre dans la mienne


Et puis les années passent, doucement je grandis

Tu me donnes les moyens de me construire une vie

Je trébuche et m’accroche, parfois bute sur un rien

Toujours tu me relèves en me tendant la main

Souvent tu me racontes ta jeunesse difficile

Tu ne cesses de me dire que la mienne est facile

Je comprendrai plus tard que j’ai eu de la chance

D’avoir toujours ta main pour tenir la distance

Chaque fois je t’appelle quand le doute m’assaille

J’aime te savoir toujours prêt à combler mes failles

Tu te moques parfois quand je cherche une réponse

Mais tu me donnes la main de peur que je m’enfonce

Quand arrive le moment de payer mes études

Je sais que tu es là, il n’y a pas d’inquiétude

A mon tour je travaille pour mériter mon pain

Mais tu guides mes pas sans me lâcher la main


De temps en temps je rêve que nous sommes à l’église

Je m’accroche à ton bras et tu me fais la bise

Je t’imagine alors prêt à donner ma main

Et moi lâcher la tienne pour quelqu’un de très bien


Parfois tu me demandes d’un jour écrire l’histoire

Toutes ces anecdotes que tu racontes le soir

J’adore t’entendre dire comment était ta vie

Je te caresse la main et doucement te souris


Puis un matin d’avril, brutalement tu t’en vas

Et c’est comme si le sol s’effritait sous mes pas

Plus un mot, plus un souffle, je ne comprends plus rien

Se peut-il que soudain tu m’aies lâché la main ?


Parfois je pleure encore en me rappelant ta voix

Je pourrais tout donner pour te prendre dans mes bras

Puis mes larmes se sèchent, je sais tu n’es pas loin

Car en fermant les yeux, je peux sentir ta main


Lucie Lith, 2008


Image par skalekar1992 de Pixabay

 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Il se cache au creux d’une pinède

Là tout en bas dans le midi

Et c’est parfois mon seul remède

Pour évacuer les ennuis


Mon Sud est doux comme le miel

Il est arrosé de soleil

Il sent bon l’iode et la résine

Au bout sa plage se dessine


De grands pins bordent ses allées

Que les racines ont soulevées

Les cigales chantent ses matins

La nuit descend sur ses salins


Mon Sud est beau quelque soit l’heure

Il est de multiples couleurs

Ses îles sont d’Or et de lumière

Ses criques viennent embrasser la mer


Il a l’âme des généreux

Son accent rend les gens heureux

Mon Sud est rare, il est précieux

D’aucuns disent qu’il est mystérieux


Sa plage se retire en hiver

Et l’eau avance sur ses terres

Si ses contours se modifient

C’est tout simplement car il vit


Quand son mistral à cent à l’heure

Donne le ton de son humeur

Mon Sud s’emballe en un clin d’œil

Et fait pétiller son orgueil


Mais tout retombe en moins de deux

Comme chez les gentils coléreux

Et il y a au cœur de mon Sud

Comme une éternelle quiétude

Mon Sud est un grand romantique

Il regorge de lieux magiques

Et détient Porquerolles, unique

Que par amour un homme offrit


Mon Sud est vrai, juste authentique

Qu’importe ceux qui le critiquent

Juste inconscients ou bien iniques

Je sais au fond qu’ils nous envient


Lucie Lith, 2008



 
  • Photo du rédacteur: lucielith
    lucielith
  • 27 déc. 2022
  • 1 min de lecture

Non, je ne suis pas parfaite

Mais de chair et de défauts faite

Non, je ne suis pas sans faille

Et parfois mon vernis s’écaille


Moi, je ne suis pas de celles

Qui se taisent et ne savent qu’être belles

Qui acquiescent car elles n’ont rien à dire

Qui se couchent et en oublient de vivre

Les pots de fleurs

Je les laisse à ta mère

Les jeunes filles lisses

A leurs esthéticiennes


Non, je n’ai pas la beauté

De ces filles sur papier glacé

Les retouchées et les figées

Que tu aimerais voir défiler

Moi je ris, je pleure et je crie

Mes rides se creusent quand je souris

J’ai du relief et de l’appétit

J’ose exprimer toutes mes envies

Les jeunes dociles

Je les laisse à leur maître

Les insipides

A leur affreux régime

Non, je ne suis pas parfaite

Mais de chair et de défauts faite

Tant pis, si tu préfères une icône

Vas donc tenir en laisse cette faune


Lucie Lith, 2005


Image par Petra de Pixabay

 
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